1972 : Exposition au Théâtre Sorano
Dakar. Sénégal
1974 : Exposition à la galerie
Etienne de Causans
Paris. France
1974 : Article du journal Décénie 2. N° 26
1974 : Article du
Quotidien de Paris
France
1976 : Galerie Aubry
Paris. France
1977 La Biennale de Venise
Italie
1976 : Sénégal d'hier et d'aujourd'hui
Sénégal
Liste des Oeuvres exposées
Peintures
84 Dogon
11 Evolution de la violence
4 Mes Amériques
2 Végétales
1 Geste foudroyé
15 Feuille
26 Les routes de l’espérence
17 Les signes antiques
6 Cycle
Gouaches
2 Végétale Animale
5 les éclats de soleil
1978-79 : Galerie MIM (Tapis)
Paris. France
Inspiration Symbole d’Afrique du Sud
Inspiration Masque du Nigéria
Inspiration Symbole Dogon
Présentation d’un tapis durant l’exposition MIM
1978 : Art et Culture d'Afrique Noire
Reims. France
1978 : Hors exposition
France
1979 : La Maison de Marie Claire (Tapis nommé Zaïre)
Zaïre. Afrique
1984 : Exposition à la galerie Aubry
Texte de Madeleine ALLEINS
Paris. France
Le peintre désireux de faire partager ce qu'il éprouve doit trouver le moyen de transformer la fugacité de l'émotion, le mouvement particulier de sa pensée. en une œuvre durable. de caractère suffisamment universel. une œuvre capable de parler à la sensibilité de quiconque la regarde.
Ces quatre dernières années, Clément Ouezzin COULIBALY les a passées dans trois continents: la France. la Californie. l'Afrique - Sénégal. Haute-Volta. Côte d'Ivoire. Etre confronté à trois langues, à trois cultures. à trois comportements. à trois systèmes d'information différents comporte une constante remise en question de soi. Etre dépouillé d'habitudes, de certitudes qui, faute d'être constamment réexaminées, risquent de devenir aliénantes, voir tomber les barrières sécurisantes de l'appris, du convenu. permet. par contre-coup. d'accéder à une immense liberté. Ce n'est pas à un voyage extérieur que nous invite Ouezzin, mais à un voyage intérieur qui, en nous révélant combien notre relation au paysage est floue, distraite, superficielle, voire indigente. vise à nous transformer. à nous faire entrer dans la jubilation que normalement nous devrions éprouver devant le créé.
Au commencement chez ce peintre, il y a toujours devant un paysage le coup au cœur. Mais rien de natura- liste chez lui. Seule importe l'émotion on pourrait presque dire: l'illumination - dont il entend conserver la force, la brutalité. l'éclat. Il ne s'agit pas de transmettre une impression. mais de recréer l'objet de telle façon qu'il demeure indéfiniment capable de faire, naître chez quiconque le regarde, une émotion semblable. Alors commence le patient labeur destiné à discerner et à mettre en œuvre l'élément géométrique qui sous-tend la forme afin de rendre lisible, sensible, sa solidité. sa densité. Chaque arbre demande à être traité différemment. en fonction d'une structure à suggérer, d'une relation à organiser avec les autres masses et la lumière. Le peintre se garde bien d'avoir avec lui un rapport de dominant à dominé. Il interroge son souvenir. s'appuie légèrement sur la trace laissée par la forme réelle pour dégager ce qu'il y a en elle d'essentiel. de permanent.
LE CRAYON NOIR
Papier blanc et mine de plomb, les moyens sont élémentaires. L'ascèse de cette technique rend impossible la tricherie. Elle dévoile la patience, l'honnêteté, le refus de complaisance d'un labeur qui pourtant arrive à donner la même impression de fraîcheur et de liberté que la couleur. Net. incisif, le trait s'affirme non comme un élément décoratif. mais comme le développement même de la vie. Passage subtil de la ligne tracée pour séparer et définir, au blanc où s'épanouit la lumière. Entre ces deux extrêmes, toutes les variations du gris chargé de modeler les volumes, de placer les ombres. de signaler les moindres flexions végétales et leur épanouissement dans l'espace. Les plus fines vibrations de la couleur sont retrouvées avec une économie des moyens qui enchante l'esprit.
CRAYONS DE COULEUR
Ici. la démarche reste la même. La sensibilité est toujours appelée à filtrer l'impression première, l'effort de réflexion, d'élaboration est également nécessaire, comme l'est la maîtrise de la main qui, déjà, avec le seul
crayon noir, était capable de conférer au dessin tant de légèreté et de douceur, mais la couleur permet au peintre de s'exprimer avec infiniment plus de liberté. Pas de souci figuratif dans ces paysages colorés qui pourtant ne sont pas abstraits. L'identité de chaque arbre va bien au-delà de sa simple appartenance à une espèce. Chacun est représenté dans son rapport particulier avec la lumière, dans ses relations avec les autres objets et son accord avec l'harmonie de l'ensemble. Bien que nés de l'imaginaire, rien de répétitif. de mécanique dans les éléments géométriques qui expriment sa personnalité. Chaque signe. différemment orienté, reconstitue sur le plan de l'es- prit la pente de la feuille, son rebroussement dans le vent, sa luisance, l'ombre qu'elle abrite. Un contact heu- reux avec le créé est amorcé. annonce peut-être d'une transformation existentielle.
AQUARELLES
Après tant de rigueur consentie. l'aquarelle suggère, ouvre l'espace, montre à portée de regard le domaine du rêve, aide à y pénétrer. Immenses, les cieux ne sont limités que par une variation, une rencontre de couleurs qui indiquent le passage terre ou eau à une autre matière. Osmose des éléments où l'œil, parce qu'il a l'habitude des catégories, reconstitue une ligne de séparation imaginaire. Rien pourtant ne limite le vagabon- dage d'un esprit auquel n'est opposée nulle barrière. Le travail sur l'espace a presqu'ici une qualité spirituelle.
LES HUILES
La peinture n'est pas la répétition de ce qui est fait sur le papier mais son épanouissement. Chaque support utilisé par le peintre lui impose un rapport différent selon le matériau qui le constitue, et, à travers la variation de l'instrument. se confirme l'unité, la cohérence d'une démarche. L'huile ne doit pas faire obstacle à l'émotion par la complexité de sa technique mais, comme le crayon, l'aquarelle, combler l'œil qui la regarde. Chaque tableau tient un discours différent, mais tous, en accordant une place prépondérante à l'espace, signifient que la chose non dite l'emporte sur la chose dite et, mieux qu'elle, est capable de mener à l'essentiel. Plus subtile, l'organisation de la toile n'en est pas moins solide. Elle se structure autour d'un arbre dont la valeur est plus forte que celle des autres éléments. Situé en avant ou en retrait, cet arbre est un point central extérieur, une sorte de regardant en qui se résume l'ensemble du tableau. Le ciel, ou plutôt les franges de ciel, qui se glissent entre les formes, ne sont pas des plans inertes. L'immatérialité en subsiste et des coups de pinceaux traduisent les mouvements qui les habitent, les frémissements de la lumière autour des choses. A l'exception de ce point central, les couleurs sont des camaieux pastels de roses, de jaunes, de bleus et la qualité picturale naît du travail à l'intérieur d'une tonalité pour parvenir à la faire vibrer.
Madeleine ALLEINS
1984 : Exposition à la galerie Aubry
Article dans Jeune Afrique
de Michel SERVET
Paris. France
1984 : Lettre du Président de
la République du Sénégal
M. Léopold Sédar SENGHOR
pour la Fondation Senghor
Sénégal
1986 /87 : Annuaires Nationales
des Beaux Arts
1989 : Exposition à l’Académie
de danse de Stockkohlm
Suède
1990 : Article du journal
Afrique Express
1990 Exposition à
l’Abbaye de Flaran
1990 : Exposition
Musée des Jacobins
Auch. France